Alice Bailey et Djwhal Khul, le Maître Tibétain |
Philosophie ésotérique. Description des cinq initiations Naissance, Baptême, Transfiguration, Renonciation, Révélation |
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Vous pouvez consulter l'intégralité du livre ici (575 pages): http://livres.alicebailey.ovh/les_rayons_et_les_initiations.pdf * * Cinquième Initiation – La Révélation Alors que nous abordons l'examen de l'initiation suivante, vous vous apercevrez que trois facteurs vont apparaître sous un jour nouveau dans votre conscience. Ces facteurs, liés à des expériences passées et cependant se rapportant à des expériences situées loin devant vous sur le Sentier, découleront aussi de ce que je vais dire ; ils ne rencontreront pas forcément chez vous une véritable compréhension. Ces facteurs sont : Le facteur d'Aveuglement, conduisant à la révélation. Le facteur de Volonté, produisant la synthèse. Le facteur du Dessein, s'extériorisant par le Plan. Ils sont tous implicites dans cette expérience initiatique nouvelle, mais il faut que vous les abordiez en faisant le plus grand emploi possible de l'intuition ; votre effort devra être d'essayer de penser comme si vous aviez pris les initiations supérieures. Il faut vous souvenir que chaque initiation permet à l'initié de "voir un peu plus loin en avant", car la révélation est toujours un facteur constant de l'expérience humaine. Toute la vie est révélation ; le processus de l'évolution, en ce qui concerne la conscience, est un processus permettant aux aveugles de sortir des zones de conscience obscurcies et d'entrer dans une plus grande lumière, et par conséquent dans une vision plus vaste. [18@704] Comme vous le savez, cette initiation particulière est nommée "Résurrection" par le monde chrétien, ce qui met l'accent sur l'aspect de l'expérience de l'initié conduisant à la révélation ; c'est-à-dire qu' "il s'élève au-dessus de l'océan de la matière et entre dans la claire lumière du jour." On peut aussi trouver la pensée de la révélation dans l'enseignement chrétien concernant "l'Ascension" – initiation qui n'a aucune existence de fait et ne devrait pas être appelée initiation. Vous avez donc la succession suivante, liée à la quatrième et à la cinquième initiation : 1. La Renonciation, produisant la crucifixion et conduisant à 2. l'Ascension, ou "élévation qui fait sortir de" ou "monter vers le supérieur", conduisant à 3. la Révélation, qui donne la vision, récompense des deux stades précédents. Les théologiens chrétiens ont fait trois épisodes distincts de ces deux initiations, mais cela n'a eu aucune importance, comme l'apprend très vite l'initié occidental ; ce dernier sait maintenant que toute la série des initiations, avec leurs causes, leurs effets et leurs intentions qui en résultent, ne sont qu'une succession de processus conduisant de l'une à l'autre. On peut voir une succession correspondante dans le développement de la conscience chez l'être humain, depuis la petite enfance jusqu'à la maturité ; chaque développement fait partie d'une série de révélations, à mesure que sa vision de la vie et sa capacité d'expérience s'amplifie. Ceci est vrai de tous les hommes, du plus primitif à l'initié avancé, la différence étant ce que chacun apporte à l'expérience comme résultat de l'effort passé, son stade de conscience et la qualité des véhicules à travers lesquels cette conscience se développe. Pour le disciple-initié, il en va de même ; il aborde chaque expérience consciemment ; toutes sont parties intégrantes de son intention. Ayant renoncé aux trois mondes, et – après un contact de grande importance et de grand intérêt – étant revenu à ces trois mondes avec tout ce qu'ils ont de familier, l'initié s'aperçoit soudain qu'il a vraiment été libéré, qu'il est vraiment libre, qu'il s'est élevé au-dessus de l'obscurité, et qu'il est maintenant libre, face à un monde nouveau [18@705] d'expérience. Il sait qu'il est monté au sommet de la montagne, ou fait une "ascension" jusqu'au plan bouddhique, plan à partir duquel il doit travailler constamment et non pas seulement de temps à autre, comme il l'avait fait jusque là. Il peut ou non travailler par l'intermédiaire d'un corps physique (avec ses enveloppes subtiles) selon ce qui lui paraît adéquat. Il s'aperçoit que, en tant qu'individu, Il n'a plus besoin d'un corps physique, ni d'une conscience astrale, et que le mental n'est qu'un instrument de service. Le corps dans lequel Il fonctionne maintenant est un corps de lumière qui a son propre type de substance.
Le Maître, cependant, peut construire un corps grâce auquel Il peut aborder ses disciples qui arrivent et ceux qui n'ont pas pris les initiations supérieures ; normalement, Il construit ce corps à l'image de la forme humaine, ceci instantanément, et par un acte de volonté, quand c'est nécessaire. La majorité des Maîtres qui travaillent véritablement avec l'humanité ou bien conservent l'ancien corps dans lequel Ils ont pris la cinquième initiation, ou bien construisent le "mayavirupa" ou corps de maya, en substance physique. Ce corps apparaît dans la forme originelle dans laquelle ils ont pris l'initiation. Personnellement, j'ai adopté la première forme, j'ai conservé le corps dans lequel j'ai pris l'initiation. Quant au Maître K.H., Il a créé un corps à l'image de la forme dans laquelle Il a pris la cinquième initiation. Cela vous intéresse peut-être de savoir que le Christ n'a pas encore décidé du type de véhicule physique qu'Il emploiera, ni s'Il prendra une forme physique et travaillera sur le plan véritablement physique. Il attend de voir quelle nation ou quel groupe de nations travaillera le plus, et de la manière la plus convaincante, à préparer sa réapparition. Néanmoins, Il ne prendra pas un corps juif comme précédemment, car les Juifs ont démérité de ce privilège. Le Messie qu'ils attendent sera l'un des disciples chevronnés du Christ, mais ce ne sera pas le Christ, comme c'était prévu à l'origine. Symboliquement, les Juifs (du point de vue de la Hiérarchie) représentent ce dont émergent tous les Maîtres de Sagesse et les Seigneurs de Compassion : le matérialisme, la cruauté et le conservatisme spirituel, de sorte qu'aujourd'hui ils vivent à l'époque de [18@706] l'Ancien Testament, et sont sous la domination du mental inférieur concret, égoïste, et séparatif. Mais ils auront à nouveau leur chance ; peut-être changeront-ils quand les feux de la souffrance auront enfin réussi à les purifier et à brûler leur ancienne cristallisation, ce qui les libérerait suffisamment pour reconnaître leur Messie qui, cependant, ne sera pas le Messie mondial. Les Juifs ont besoin d'humilité plus que n'importe quelle autre nation. Par l'humilité, ils apprendront peut-être ce qui a de la valeur et le nécessaire sens des proportions. Ils sont chers au coeur du Christ car – pour l'accomplissement de sa plus grande mission – Il a choisi un corps juif ; toutefois, leur matérialisme et leur répudiation de l'occasion spirituelle offerte ont rendu impossible qu'Il se serve à nouveau de leur type racial. Ce serait un trop grand handicap. Il est probable que (selon les instructions du Christ) le Maître Jésus assumera le rôle de Messie. Le Maître qui, symboliquement, se trouve sur le Mont de l'Ascension a la faculté de comprendre pleinement le passé, d'apprécier sainement ce qu'Il peut offrir au service de l'humanité, et Il est doué du sens de l'expectative. Pendant le cycle précédent de vies de service initiatique de l'humanité, Il a plusieurs fois entendu "la voix du Père". Ceci est une expression symbolique, indiquant le contact avec l'aspect de lui-même qui est responsable de l'apparition de son âme et de son très long cycle d'incarnations : la Monade, l'Esprit, l'Unique, la Vie, le Père. Chaque fois que cette voix a parlé, elle lui a accordé la reconnaissance. C'est, en réalité, la Voix de l'Initiateur en qui nous avons la vie, le mouvement et l'être. Toutes les visions précédentes du Maître l'ont conduit à ce haut degré d'expectative ; Il sait maintenant où se situe son champ de service : au sein de la Hiérarchie, travaillant au bénéfice de tous les êtres vivants. Il sait aussi que lui-même a encore des progrès à faire, qu'Il doit avancer et que la grande Initiation de la Décision (la sixième) l'attend ; Il doit s'y préparer. Il sait que cela implique un juste choix de sa part, mais aussi qu'un juste choix dépend d'une juste compréhension, d'une juste perception, d'une juste volonté et d'une juste [18@707] vision ou révélation. De sorte que, de nouveau, Il se tient sur le sommet de la montagne et y attend la Présence. Il se rend compte qu'il faut quelque chose de plus pour qu'Il serve correctement et qu'en même temps Il fasse des progrès spirituels. Il ne m'est pas possible d'indiquer la nature de la révélation qui est accordée à l'initié de la cinquième initiation. C'est en contact trop étroit avec Shamballa, et je n'ai, moi-même en cette vie, fait plus que de prendre la cinquième initiation et de gravir le Mont de l'Ascension. Pour moi, la révélation n'est pas terminée et de toutes façons mes lèvres sont scellées. Je peux néanmoins aborder avec vous deux points qui clarifieront peut-être votre vision. Je vous rappelle que ce que je communique dans ce dernier volume du Traité sur les Sept Rayons est écrit pour les disciples et les initiés. Les disciples verront certaines significations derrière les symboles, et leurs interprétations dépendront du degré qu'ils ont atteint sur le Sentier. Il faut vous rappeler qu'aujourd'hui le monde des hommes est plein de personnes ayant pris l'une ou l'autre des initiations et qu'il y a de grands disciples, de tous les rayons, qui travaillent sur le plan physique, au bénéfice de l'humanité, en tant que travailleurs chevronnés de la Hiérarchie ; il y en aura bien plus pendant les cent prochaines années. (Ecrit en 1949.) Certains d'entre eux ne connaissent pas leur position hiérarchique dans leur cerveau physique, ayant délibérément écarté cette connaissance afin de faire un certain travail. Il est prévu que ce que j'écris ici parvienne entre leurs mains – au cours des quarante prochaines années – avec l'intention délibérée de faire surgir dans la conscience de leur cerveau ce qu'ils sont et qui ils sont en vérité. Ceci fait partie du programme prévu par la Hiérarchie, avant l'extériorisation des ashrams. Les Maîtres estiment que ces initiés et ces disciples chevronnés (étant sur place) devraient commencer à travailler avec plus d'autorité. Cela ne veut pas dire qu'ils se prévaudront de leur identité spirituelle, ou proclameront leur position d'initié. Ils ne le pourraient pas, vu leur niveau sur l'échelle de l'évolution spirituelle. Mais – sachant ce qu'ils sont par rapport à la Hiérarchie et ce qui est [18@708] attendu d'eux – ils renforceront leur travail, lui apporteront plus d'énergie, et ils indiqueront la voie avec une plus grande clarté. Leur sagesse sera reconnue ainsi que leur compassion, mais ils se retireront eux mêmes à l'arrière-plan ; peut-être sembleront-ils même moins actifs extérieurement, et seront-ils mal jugés, mais leur influence spirituelle grandira ; ils se soucieront peu de ce que les autres pensent d'eux. Ils reconnaîtront aussi tous les points de vue erronés concernant le Christ dans les religions modernes ; certains pourront même être persécutés jusque chez eux, ou par ceux qu'ils cherchent à aider. Tout cela ne comptera pas pour eux. Leur voie est claire et ils connaissent la teneur de leur service. Les deux points que nous allons traiter maintenant sont les suivants : 1. Le rôle que joue l'énergie pour susciter la révélation. 2. Le rôle de la Volonté dans la succession révélatrice : Révélation. Interprétation. Intention. Volonté. Ces points doivent être envisagés du point de vue du disciple et non selon leur valeur apparente, ou de la manière ordinaire. Il faut les aborder sous l'angle du monde de l'âme et, si possible, sous l'angle du monde des significations ; autrement, cet enseignement serait si exotérique que sa nature occulte n'apparaîtrait pas. Le Rôle que joue l'Energie pour susciter la Révélation Vous trouverez une indication de ce que j'ai à dire si vous vous reportez à une déclaration antérieure (page anglaise 534). Vous y trouverez la conclusion selon laquelle l'initié doit employer trois énergies s'il cherche la révélation ; peu importe la révélation en cause, ou le niveau du disciple ou l'initiation qu'il recherche ; ces trois mêmes Energies entreront en jeu. Ce sont : a. L'énergie engendrée par le disciple. b. L'énergie venant de la Triade spirituelle. c. L'énergie de l'ashram auquel il est affilié. Voilà les trois énergies essentielles ; sans leur synthèse dans le [18@709] mental du disciple ou dans l'un des centres supérieurs, il ne peut pas y avoir de révélation d'un ordre élevé, ou reliée aux processus d'initiation. En ce qui concerne l'énergie engendrée par le disciple, il est évident qu'elle inclura l'énergie du rayon de l'âme, jusqu'à la cinquième initiation, où elle sera supplantée par l'énergie de la Monade. Celle-ci l'atteindra tout d'abord en tant qu'énergie de la Triade spirituelle, qui (à son tour) sera supplantée par l'énergie directe de la Monade elle-même. L'initié saura alors pratiquement, et non seulement en théorie, ce que le Christ voulait dire lorsqu'Il prononça ces mots : "Moi et le Père nous sommes Un." Dans les premiers stades du Sentier du Disciple, le disciple travaille avec l'énergie du rayon de son âme, dans la mesure où il y est réceptif ; il s'y ajoute toute l'énergie du rayon de la personnalité capable de répondre à cette énergie de l'âme. Ce faisant, il est possible d'acquérir une large mesure de discernement, et c'est l'un des premiers stades où la valeur de l'injonction "Connais-toi toi-même" est perçue. La nature du rayon de l'âme détermine, à ce moment-là, la nature de la révélation ; la nature de la personnalité et de son rayon est, par ailleurs, soit une aide, soit une entrave. Aux énergies qu'il a engendrées en lui-même, le disciple apprend à ajouter celles du groupe qu'il s'est efforcé de servir avec amour et compréhension. Tous les disciples, de n'importe quel degré, rassemblent autour d'eux le petit ou le grand nombre de ceux qu'ils ont pu aider, la pureté de l'énergie engendrée par ce groupe dépend de son absence d'égoïsme, de sa liberté vis-à-vis de l'autorité ou de la maîtrise du disciple, et de la qualité de son aspiration spirituelle. Etant donné que le disciple ou le Maître a aidé le groupe à générer cette énergie, et étant donné que tout se synchronisera forcément avec sa propre énergie, cette énergie devient disponible en tant que courant de force pure s'écoulant constamment à travers lui. Il peut apprendre à focaliser ce courant et à incorporer à sa propre énergie (focalisée elle aussi) afin de se préparer à une vision plus vaste, toujours à condition que son motif soit, de même, sans égoïsme. Les énergies du second groupe sont celles que le disciple reçoit de la [18@710] Triade spirituelle. Elles sont relativement nouvelles pour lui et incarnent des caractéristiques divines que jusqu'ici il ne connaissait pas ; même théoriquement il sait peu de chose, et son attitude envers elles a jusqu'ici été surtout spéculative. Depuis le moment où il a mis le pied sur le Sentier, il s'est efforcé de construire l'antahkarana. Même cela a signifié pour lui un acte de foi et, dans les premiers stades, il poursuit le travail de construction bien qu'il sache à peine ce qu'il fait. Il suit aveuglément les règles anciennes et s'efforce d'accepter comme effectif ce qui ne lui a pas été prouvé, mais que des milliers de gens, au cours des siècles, ont attesté être un fait. Tout ce processus est une sorte de point culminant du triomphe de ce sens inné de la divinité qui a poussé l'homme en avant depuis les expériences et les aventures physiques les plus primitives, jusqu'à cette grande aventure qu'est la construction d'un sentier le conduisant du monde matériel dense au monde spirituel. Il a jusqu'ici reconnu ces énergies spirituelles supérieures par leurs effets ; maintenant, il faut qu'il apprenne à les manier, tout d'abord en les laissant se déverser en lui et s'écouler à travers lui, via l'antahkarana puis en les dirigeant vers l'objectif immédiat du plan divin. Jusque là, il a travaillé principalement avec le fil de conscience ; celui-ci est ancré dans la tête, et c'est par cette conscience que sa personnalité et son âme sont liées, jusqu'à ce qu'il devienne une personnalité pénétrée par l'âme ; il a alors atteint l'unité avec son soi supérieur. Par la construction de l'antahkarana, un autre fil est ajouté à la personnalité imprégnée par l'âme, et lie le vrai individu spirituel à la Triade spirituelle, le plaçant sous la direction de cette dernière. A la quatrième initiation, le corps de l'âme, le corps causal disparaît, et le fil de conscience est rompu de manière occulte ; ni le corps de l'âme, ni le fil ne sont plus nécessaires ; ils deviennent seulement les symboles d'une dualité inexistante. L'âme n'est plus le dépositaire de l'aspect conscience comme auparavant. Tout ce que l'âme a emmagasiné de connaissance, de science, de sagesse et d'expérience (récoltées dans un cycle de vie d'innombrables incarnations) est maintenant la seule possession de [18@711] l'homme spirituel. Il les transfère dans la correspondance supérieure de l'appareil perceptif sensoriel, la nature instinctive des trois plans des trois mondes. Néanmoins, il a encore la conscience de tous les événements passés et sait maintenant pourquoi il est ce qu'il est ; il rejette une grande partie de l'information concernant le passé et qui a joué son rôle, le laissant avec le résidu de la sagesse vécue. Sa vie prend une nouvelle coloration, sans la moindre relation avec les trois mondes de son expérience passée. Lui, la totalité du passé, il se trouve devant de nouvelles aventures spirituelles et doit maintenant fouler le Sentier qui l'écarte de l'évolution humaine normale, et le conduit à la Voie de l'Evolution Supérieure. Face à cette nouvelle expérience, les moyens qu'il possède sont tout à fait adéquats. Trois énergies majeures commencent à exercer leur impact sur son mental inférieur. Ce sont : 1. L'énergie impulsive des idées, qui lui arrive du mental abstrait, via l'antahkarana. Ces idées entrent en contact avec son mental inférieur, maintenant illuminé qui, à ce stade, les transforme en idéaux, afin que les idées divines – exécutant le dessein divin – puissent devenir l'héritage de la race des hommes. Plus le mental sera entraîné et maîtrisé, plus ce sera facile de manier ce genre d'énergie. C'est par le moyen de cette énergie d'impulsion que la Hiérarchie (sur le plan bouddhique) fait avancer l'humanité. 2. L'énergie de l'intuition – mot que nous utilisons pour décrire un contact direct avec le Mental de Dieu, à un niveau d'expérience relativement élevé. L'effet de cette énergie sur la personnalité pénétrée par l'âme est de donner au mental (déjà réceptif à l'énergie des idées) un faible aperçu et une brève révélation du dessein des idées sous-jacentes à toute l'activité hiérarchique, au bénéfice de l'humanité. L'intuition concerne entièrement l'activité de groupe ; elle ne s'intéresse jamais à la vie de la personnalité, ni ne se dirige vers une révélation la concernant. Le développement de ce qui pourrait être appelé le véhicule bouddhique (bien que cette appellation soit erronée) prépare l'homme à la neuvième ou dernière initiation, qui permet à l'initié – d'une manière incompréhensible [18@712] pour nous – de "connaître par intuition", dans une lumière éclatante, la vraie nature du plan astral cosmique. N'oubliez pas que le plan bouddhique est étroitement lié au plan astral cosmique, et que toutes les intuitions, lorsqu'elles sont réglées, exigent l'utilisation de l'imagination créatrice dans leur mise en oeuvre ou leur présentation à la pensée des hommes. D'un point de vue général, les Maîtres connaissent par intuition les phases de l'intention divine qui sont immédiates ; celles-ci constituent le "nuage adombrant des choses connaissables". Ils les transforment en Plan ; puis, leurs disciples – grâce à leur capacité d'intuition qui se développe lentement mais régulièrement – commencent eux-mêmes à avoir l'intuition de ces idées, à les présenter aux masses, sous forme d'idéaux, et à précipiter ainsi les nécessaires aspects du Plan sur le niveau physique. 3. L'énergie dynamique de la volonté vient ensuite, et (à mesure que le disciple perfectionne l'antahkarana) elle s'engouffre dans ce moyen de contact pour pénétrer jusqu'au mental de la personnalité imprégnée par l'âme et de là trouve son chemin vers le cerveau. Ici, je parle naturellement du disciple à l'entraînement et non des Maîtres qui travaillent au centre de ces énergies ; la Hiérarchie est un grand point de réception de ces trois aspects de la Triade spirituelle : volonté spirituelle, intuition ou pure raison et mental abstrait. C'est dans les ashrams des Maîtres que le disciple entre en relation directe avec ces énergies révélatrices, impulsives et dynamiques. Ces trois énergies sont focalisées et dirigées par les trois Chefs de la Hiérarchie : le Manu, le Christ et le Mahachohan. Le Manu reçoit l'énergie de la volonté divine, et Il en est l'agent pour l'humanité ; le Christ est l'agent de distribution de l'énergie apportant la révélation intuitive, le Mahachohan est responsable de l'afflux d'idées dans la conscience du disciple de l'aspirant et de l'intelligentsia. Je vous demande de vous souvenir que l'effort principal de la Hiérarchie spirituelle s'exerce en faveur de l'humanité, car le quatrième règne de la nature est le macrocosme du microcosme triple des trois règnes inférieurs. Cette question est trop vaste pour que nous puissions l'aborder ici, [18@713] mais je vous ai donné beaucoup de renseignements la concernant dans le Traité sur le Feu Cosmique. Au moment de la cinquième initiation, il est révélé à l'initié beaucoup plus de choses que je ne peux vous en communiquer. Les indices, les pensées, les concepts abstraits, les idées fugitives que perçoivent tous les disciples, sont résolus en certitude à cette initiation, et le Maître peut alors prendre sa place en tant que distributeur de l'énergie de la Triade. Le problème majeur auquel Il fait face n'est pas la distribution des idées ou l'emploi de l'intuition pour saisir le stade du Dessein divin à tel ou tel moment ; il consiste à développer la volonté spirituelle, à la comprendre et à l'employer dans le service mondial. De même que le disciple doit apprendre à utiliser le mental de deux façons : En tant que sens commun qui résout l'information afin que puissent se dégager un modèle de vie et de service planifié et dirigé, ainsi que la perception des relations, En tant que projecteur, mettant en lumière les idées et les intuitions nécessaires, de même le Maître doit apprendre à utiliser la volonté. On peut observer une succession naturelle étroitement liée à l'idée de révélation. Au sommet du mont de l'Ascension, après l'expérience de "l'instruction des esprits qui sont en prison", le Maître reçoit une révélation ; c'est son droit et son dû, et une chose à laquelle le long cycle passé d'initiation l'a préparé. La révélation doit être suivie de la compréhension et de la reconnaissance : 1. Il comprend qu'une juste interprétation de la révélation est, au premier chef, essentielle. 2. Puis Il en vient à comprendre que le pas suivant à franchir est de formuler son intention, basée sur la révélation et dirigée vers son service mondial. 3. Ayant reçu la révélation, l'ayant interprétée et ayant décidé en lui-même ce qu'Il a l'intention de faire, Il s'aperçoit alors que le facteur volonté doit maintenant être employé pour que lui-même [18@714] et ceux qu'Il cherche à aider profitent de cette révélation.
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Quelques liens
Les dangers de l'obsession divine | Description d'un disciple. Alice Bailey ++ La porte
de la demeure du mal ++ Ecoles
ésotériques. Ecole Arcane